
Mes premières influences furent les classiques comme Michel Ange, De Vinci et tant d’autres maîtres. Je découvrais ensuite le surréalisme et le symbolisme qui furent un véritable choc, je venais d’apprendre qu’on pouvait donner vie à quelque chose de plus intime, comme une poésie peinte : représenter des sentiments avec une grille de lecture que je pouvais construire. J’ai, pendant des années, essayé d’exprimer la violence du monde au travers de l’accumulation de corps, du mélange de corps et d’arbres, dans une palette aux couleurs de terre. J’ai aussi travaillé sur des aspects plus intimes auxquels la vie nous confronte tous, la relation de couple, la maternité. C’est à cette période que j’ai été rattrapé par les bouleversements de notre monde ; les nanotechnologies, l’ADN, les OGM, sont venus, je ne sais comment, envahir mon imaginaire. Je me suis plu à imaginer un monde où l’humain s’est fondu avec ma nature et les héritages de nos bricolages biologiques. Depuis ces derniers temps, un avatar s’est imposé à moi, celui du hibou roi. C’est un voyageur hybride qui me connecte à sa réalité. Le monde qu’il me présente a cessé depuis longtemps de communiquer, c’est un monde du silence ou les plantes se sont faites objet. L’homme a fini par fondre la nature à l’objet à force de vouloir tout améliorer. Chacun évolue en silence de son côté, il n’y a plus de peau, reste des connexions.
Ses œuvres




